Portrait de Sacha Pelossi – Le vin de l’amitié et du plaisir

Par Valérie Macquet

Sacha Pelossi a créé son domaine en 1988 aux portes de Lugano, dans le Tessin, avec l’aide de son frère Christian et de leurs amis. « J’ai commencé à zéro : pas de vigne, pas de terrain, pas de finance ! », a-t-il coutume de raconter. Il était cependant déjà riche d’un sérieux savoir-faire, ayant fait ses armes dans une grande cave tessinoise. Sacha Pelossi est aujourd’hui reconnu comme l’un des vignerons les plus doués de Suisse…

Du traditionnel à l’atypique

De sa première vinification en 1994, Sacha Pelossi se souvient, amusé, qu’elle n’était « pas très réussie ». Il a bien fait de persister puisque, 25 ans plus tard, il est à la tête d’un domaine de six hectares qui produit 40 000 bouteilles par an et 13 vins différents. Alors qu’il travaillait pour une grosse cave tessinoise jusqu’en 2010, Sacha s’activait déjà sur son propre vignoble et vinifiait ses flacons en parallèle. Il a pu reprendre à 100% la cave jusque la, gérée en part time avec son frère. Aujourd’hui, Sacha Pelossi emploie trois personnes et son Agra,  Collina d’Oro, le plus connu de son bel assortiment de merlots, est régulièrement médaillé dans les concours. La gamme de vins proposée par Sacha Pelossi se veut tantôt traditionnelle, avec plusieurs merlots, tantôt atypique avec un vin comme l’Enfasi, un vin liquoreux, assemblage de cabernet franc, de cabernet sauvignon et de merlot élevé en barrique.

Quasiment 80 % du domaine de Sacha Pelossi est en pente et il a su en tirer profit pour donner à ses vins une qualité et une valeur ajoutée supplémentaires.

Sacha Pelossi, un vigneron engagé

Président de la section tessinoise de l’Association Suisse des Vignerons-Encaveurs Indépendants (ASVEI), Sacha Pelossi n’hésite pas à monter au créneau pour défendre sa corporation. L’ASVEI a pour but de promouvoir la qualité et l’authenticité des vins suisses, et de défendre et de sauvegarder les droits de ses membres. Ces derniers satisfont aux critères suivants :

  •  Le vigneron-encaveur cultive ses vignes et en élève le vin dans sa cave.
  •  Le vigneron-encaveur vend tout ou partie de la récolte en bouteilles, sous son propre nom, sa responsabilité et son étiquette.
  •  Le vigneron-encaveur renonce à l’achat de vendange ou de vin dans le but d’une revente. Cependant, pour les besoins de la vinification, il a droit aux marges prévues par les statuts de l’ASVEI et par les législations fédérale et cantonale en vigueur.
  •  Le vigneron-encaveur respecte le code des bonnes pratiques œnologiques.

L’ASVEI compte ainsi 500 adhérents, ce qui représente environ un tiers de l’ensemble des producteurs nationaux et 30 % de la production nationale. La majorité des adhérents de l’Association ont un niveau de formation élevé grâce à leurs études supérieures en œnologie.

C’est au titre de cette présidence que Sacha Pelossi a fait partie de la délégation de l’ASVEI qui, le 25 juin dernier, a rencontré le conseiller fédéral Guy Parmelin à Berne, pour l’alerter de l’énormité des stocks qui restaient à écouler, à l’approche des vendanges. Le chef du département de l’économie s’est engagé auprès de la délégation à « sonder la profession et l’Office fédéral de l’agriculture pour trouver des marges de manœuvre et améliorer les conditions-cadres ».

Les cépages en blanc

Chardonnay (Clävner) • Müller-Thurgau (Riesling Sylvaner)

Pinot blanc (Weisser Burgunder)

Pinot gris (Malvoisie, Grauburgunder, Ruländer, Tokayer)

Sauvignon blanc • Kerner

Les cépages en rouge

Cabernet franc • Cabernet sauvignon • Carminoir • Impérateur Merlot

Les autres productions

Assemblage • Liqueur

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