Les industriels canadiens doivent intensifier leurs efforts numériques : KPMG au Canada


Selon un sondage de KPMG, 73 % d’entre eux prévoient investir moins de 5 % de leurs revenus annuels dans la technologie numérique.

TORONTO, le 19 févr. 2020 /CNW/ – Selon un nouveau rapport de KPMG au Canada, presque trois quarts (73 %) des entreprises industrielles du Canada prévoient investir moins de 5 % de leurs revenus annuels dans la technologie numérique, ce qui est loin d’être suffisant pour les rendre concurrentielles à l’échelle mondiale.

Le rapport de KPMG au Canada intitulé Sur la route de la transformation se penche sur la maturité numérique du secteur industriel canadien. KPMG a sondé des cadres dirigeants de 165 entreprises à l’échelle du pays, tant des acteurs régionaux et nationaux que des géants multinationaux, dans les secteurs de la fabrication, des mines, du pétrole et du gaz, des services publics d’électricité, de la construction, du transport et de l’infrastructure, dans le but de connaître leur état de préparation numérique.

« Nous constatons que les entreprises ont de grandes ambitions numériques et des attentes élevées quant au rendement du capital investi, mais leurs investissements sont trop modestes et, parfois, trop linéaires », affirme Stephanie Terrill, leader nationale du groupe Services-conseils – Management de KPMG. « Pour réellement changer la donne, les entreprises doivent faire plus que des investissements progressifs dans le développement des capacités numériques; elles doivent jeter les bases d’une fondation numérique moderne pour pouvoir faire un grand bond en avant. »

« La transformation numérique n’est plus une option, elle est essentielle pour demeurer concurrentiel, ajoute-t-elle. Les entreprises doivent à tout le moins doubler, voire tripler leurs investissements. »

Principales conclusions du rapport :

  • 73 % des sociétés industrielles prévoient investir moins de 5 % de leurs revenus annuels dans la technologie et la transformation numérique.
  • La moitié seulement (50 %) investissent dans la technologie numérique pour créer un avantage concurrentiel.
  • La grande majorité (80 %) s’attend à un rendement sur le capital investi (RCI) dans trois ans ou moins, et un peu plus de deux entreprises sur cinq (41 %) attendent un rendement sur deux ans.
  • Seulement 34 % estiment que la transformation numérique nécessitera l’embauche d’un nombre important de nouveaux talents.
  • Moins de la moitié (45 %) estiment qu’ils sont en bonne position par rapport à leurs pairs en ce qui concerne la mise en œuvre de technologies numériques.
  • 60 % sont préoccupés par les risques liés à la cybersécurité.

Les sociétés minières et énergétiques utilisent déjà des technologies numériques comme des camions autonomes pour transporter le minerai ou des capteurs intégrés pour surveiller le bon fonctionnement des pipelines, des machines et de l’équipement. Toutefois, on pourrait en faire davantage.

Comme l’indique le rapport, les entreprises industrielles doivent tirer parti des avantages qu’offrent les nouvelles technologies exponentielles telles que la robotique, l’apprentissage machine, la communication entre machines et l’Internet des objets (IdO).

Toujours selon le rapport, nombre d’entreprises passent à côté de gains rapides relativement faciles à réaliser, comme les services infonuagiques, alors que d’autres ont du mal à effectuer l’intégration des données nécessaire pour exploiter tout leur potentiel. En outre, beaucoup semblent avoir ignoré les possibilités et les perspectives que présentent les mégadonnées. Le sondage révèle que seulement une entreprise sur cinq (21 %) tire activement parti de l’analyse de données.

Accélérer la transformation numérique

Selon le rapport, peu d’industriels ont réalisé le genre d’intégration holistique caractérisant les entreprises qui ont réussi leur transformation numérique et sont véritablement connectées.

« Tout le monde s’intéresse à la technologie numérique jusqu’à un certain point, mais il n’est pas certain que beaucoup le fassent dans un but précis », explique Mme Terrill.

La robotique et la communication entre machines peuvent accélérer la production, tandis que l’IdO facilite la maintenance prédictive, réduit les temps d’arrêt et les coûts, et procure une meilleure visibilité de la production et de la livraison.

« Les attentes en matière de productivité ne font qu’augmenter », soutient Yvon Audette, chef de l’exploitation, Services-conseils – Management de KPMG. « Les entreprises devraient déjà investir dans des technologies associées à l’IdO, en particulier pour connecter leurs anciens équipements. Il est en train de devenir rapidement une exigence de base pour les entreprises de ces secteurs fortement axés sur les immobilisations; celles qui n’investissent pas dans l’IdO se feront vite distancer. »

Bien qu’elles aient mis du temps à investir dans les technologies numériques, près de la moitié des entreprises industrielles sondées par KPMG prévoient mettre en œuvre des technologies d’automatisation intelligente et d’IdO dans les trois prochaines années. 

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