Portrait de David Lizzola – Entre cidre et champagne, il ne faut pas choisir

«Quand je perçois une once de routine, je recherche le risque ». Je crois, chers lecteurs, avoir ici retenu la substantifique moelle de ma rencontre avec ce jeune homme pétillant, au cœur d’artichaut et à la main de fer. Au milieu d’un quintal de pommes ou derrière son bureau, David Lizzola se pose invariablement la même question obsessionnelle : comment faire pour contrer la létale monotonie ? Jusqu’ici, c’est un sans fautes.

L’aversion de la routine, levier vers le destin

Studieux, discipliné, ordonné. Presque parfait ? Ne vous y fiez point. Le petit univers lisse au cœur de l’enfance de David Lizzola cache un laboratoire expérimental surprenant : lui-même. Il y développe une nouvelle configuration, adaptée à lui, pour lui, et dont le postulat pourrait être « Vade retros routinas ». « J’ai fini, donnez-moi encore du travail », dira-t-il à ses chefs. Observateur silencieux, il sait que sa vie sera différente. Alors qu’il se trouve acculé derrière un bureau, sa voix intérieure, rebelle au système d’encroûtement, lui souffle la question magique : comment changer cette situation ?

Le choc des deux mondes

David a 22 ans. Tandis que ses amis savourent les joies de la jeunesse, il cumule les jours et les nuits à acheter des fruits et légumes, les préparer, les livrer, et trouver de nouveaux clients. Seul. 15 ans plus tard, il dirige 150 personnes. J’en ai le tournis. Rassurez-vous, David n’est pas plus masochiste que vous et moi. Il a juste répondu à la question « comment ». Se frottant aux métiers de bouche, il se passionne pour la gastronomie et les produits frais de nos campagnes. Il en crée sur mesure son métier en devenant le trait d’union entre les producteurs et la restauration. Deux milieux qu’il invite à se fréquenter. Rencontrer le producteur, humer sa terre, s’inspirer de son bon sens. Puis rencontrer le chef étoilé, toucher à la perfection de son geste. David aime ces deux mondes. Il s’y s’attarde, chez l’un et chez l’autre, s’y nourrit. Il y cultive des liens de fidélité professionnelle, d’amitié personnelle.

L’empathie, charisme du leader

Manager et leader, David Lizzola recèle de surprises. Je lui découvre le don de l’empathie. Capable de scanner son interlocuteur, il lui répond par des solutions personnalisées. La sensibilité d’un entrepreneur, ce n’est pas de la faiblesse, mais de l’intelligence. Elle permet de garder un trésor précieux tout au long d’une vie d’entreprise : un zeste d’insouciance, l’émerveillement, le respect et le partage de valeurs communes.

Les zones à risque – l’entrepreneuriat de l’extrême

La routine. Comme un corps étranger dans l’œil, elle déclenche chez David Lizzola des mécanismes de défense qui consistent à se mettre en danger pour gagner de nouveaux défis. David Lizzola opère stratégiquement avec une précision chirurgicale. Mais attention, les dangers sont maîtrisés, comme le démontre Léguriviera Groupe et ses 5 entités. Les journées sont trop courtes, tout va très vite, il faut réagir rapidement, prendre des décisions. Une seule constante dans ce chaos organisé : la qualité du produit frais. L’excellence ne doit pas faillir.

La puissance du mental

Pour maintenir à flot une entreprise qui gère autant de variables, un mental d’acier et une capacité de résistance au stress hors du commun s’imposent. Avec le temps, on apprend à s’octroyer des plages de récupération pour renforcer corps et esprit. David Lizzola ne craint pas les défis. Sa faculté de voltiger sans filet dans les stratosphères houleuses de l’existence forge paradoxalement la puissance de son mental. Il vit sa propre vie. Liberté intérieure sans concession.

L’art inné de se poser les bonnes questions

Les questions déterminent la perspective de votre vie. La question « comment » induit une attitude positive, une action à entreprendre. David Lizzola détient le don de se poser les bonnes questions. Alors, chers lecteurs, avez-vous déjà pensé à remplacer vos « pourquoi » par des « comment » ?

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