Manager, un nouveau leadership

Manager, un nouveau leadership

1 septembre 2021

La société contemporaine est sous l’emprise d’une profonde mutation. Et le mouvement n’est pas près de s’arrêter. Aussi, ne serait-il pas exagéré de considérer que l’avenir nous réserve d’autres grands changements encore. Alors que tout évolue autour de nous, il est indispensable de réadapter nos postures aux changements que nous impose le monde d’aujourd’hui. C’est alors que le manager se voit contraint de prendre les traits d’un leader afin de subsister au courant d’air qui passe. Face à ses nouvelles responsabilités, il lui faut devenir une nouvelle personne avec des ambitions neuves.  
C’est le seul gage de sa survie.

Du manager au leadership : la mutation qui s’impose

Dans un environnement comme celui dans lequel nous vivons actuellement, le meilleur manager n’est plus, seulement, celui qui sait donner des ordres, surveiller et être une source permanente de stress pour ses collaborateurs. Ce qui est attendu de lui est qu’il soit un facteur de motivation plutôt qu’un acteur de contrainte. Il doit se révéler sous les traits d’un manager coach. En cela, il doit savoir s’élever au-dessus de la mêlée, donner lui-même l’exemple, communiquer avec ses collaborateurs.

Aussi, le manager coach n’est pas une personne qui doit faire le travail des autres pour exister. Il doit savoir déléguer les responsabilités, savoir-faire confiance, en gardant un œil sur tout. De même, il est attendu de lui qu’il ne cesse de motiver son équipe en l’orientant, en la conseillant. Cet apport est essentiel dans la mesure où ses collaborateurs seront plus confiants. Et pour cause, ils savent qu’ils ont le soutien de leur responsable ; ils savent qu’ils peuvent compter sur lui.

D’hier à aujourd’hui : ce qui a changé

Traditionnellement, le manager est le sachant ; c’est lui le plus compétent. Caricaturé avec son air hautain, il se considère comme supérieur à tous ses collaborateurs. C’est le sommet de la hiérarchie. À l’autre bout, se tiennent des gens qui n’ont pour mission que d’exécuter des ordres, que de respecter des consignes. Il ne leur est permis aucune autonomie dans l’action, aucune liberté de réflexion. Dans un tel environnement, il n’existe aucune possibilité d’éclosion de l’intelligence de ceux qui se situent en bas. Or, il est possible qu’ils ne soient pas autant incompétents qu’on les croit. La meilleure organisation est celle dans laquelle, chacun des membres de l’équipe émet des idées, les partagent avec les autres afin de ressortir une solution commune indispensable au succès du projet. Alors que le manager se présente comme quelqu’un qui « décide » et travaille à les faire exécuter, le coach peut être perçu comme celui qui laisse les autres prendre les décisions et qui se contente de les aider à atteindre leurs résultats.

Le Manager coach est cette personne qui reste au sommet, et qui pilote. Le Manager coach est celui qui sait se remettre en question, qui recueille les idées, avis et contributions de ses collaborateurs. C’est pourquoi, les nouvelles règles d’organisation recommandent qu’on ne manage que lorsque c’est nécessaire mais elles édictent qu’il est préférable de coacher le plus souvent. Cette posture est la meilleure ; c’est d’ailleurs elle qui vous rend admirable et respecté au sein d’une équipe. La force du manager coach est justement sa capacité à forcer admiration et respect sans devoir lever le ton et sans devoir réprimander ses collaborateurs. C’est une attitude rare, qui est utile, voire indispensable au quotidien. Theodore Roosevelt n’a-t-il pas raison lorsqu’il prétend qu’un bon manager est celui qui sait trouver les talents pour effectuer le travail, mais, c’est également, celui qui sait retenir son envie de se mêler des actions réalisées par ses collaborateurs.

Il s’avère donc que la délégation de pouvoir est un principe essentiel du management. Le manager coach se retrouve, malgré lui dans une position de formateur par l’aide qu’il apporte à ses collaborateurs dans leur développement personnel. En le faisant, il emmène les membres de son équipe à déployer, chacun leur compétence individuelle. C’est la somme celles-ci qui accouche du succès que l’on verra à l’extérieur. Encore une fois, cette réussite ne devra pas être celle du manager mais un succès collectif de l’entreprise.

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