« Là où il y a de la pression, il y a aussi des opportunités » – Perspectives pour le second semestre 2023

1 août 2023

« Là où il y a de la pression, il y a aussi des opportunités » – Perspectives pour le second semestre 2023

Photo © DWS

Par Paul Kelly, Global Head of Alternatives chez DWS

Au cours de l’année écoulée, l’incertitude macroéconomique mondiale s’est étendue aux marchés alternatifs. Les rendements de la dette privée ont augmenté en raison d’un resserrement de la politique monétaire des banques centrales, de la réticence de certains prêteurs traditionnels et d’une aversion accrue pour le risque. Des taux d’intérêt plus élevés ont également eu un impact sur le marché immobilier privé, entraînant une baisse des prix d’environ 20 % à l’échelle mondiale. Avec le ralentissement de la croissance mondiale, les infrastructures tant privées que cotées en bourse se sont affaiblies après les pics liés à l’énergie, et les matières premières et les producteurs ont subi des pertes, face à des perspectives de demande mondiale plus faibles.

Comme le dit le proverbe, « sans pression, il n’y a pas de diamants ». Là où il y a de la pression, il y a aussi des opportunités, dont certaines nous semblent particulièrement excitantes, qui nous mèneront au second semestre 2023 et au-delà :

  • Il y a une forte demande de crédit de la part de l’économie réelle et probablement une offre plus faible de la part des banques – donc une grande opportunité pour les gestionnaires de fortune alternatifs. Un déséquilibre entre l’offre et la demande de crédit créera des opportunités attrayantes pour les prêteurs alternatifs dans l’ensemble de la structure du capital. Nous voyons des opportunités remarquables dans le domaine de l’infrastructure numérique et de la transition énergétique.
  • La fin imminente du cycle de resserrement aux États-Unis devrait éliminer un important vent contraire. Avec des rendements de 100 à 150 points de base par rapport à l’année dernière, nous pensons que l’immobilier a déjà intégré les taux d’intérêt actuels dans de nombreux cas. La croissance des loyers pourrait s’affaiblir en raison d’une croissance économique plus lente et, aux États-Unis, d’une augmentation à court terme de l’offre de logements et d’entrepôts retardée par le COVID. Toutefois, tant que les marchés du travail restent relativement stables, un éventuel “pullback” du leasing devrait être modéré.
  • Les thèmes qui sous-tendent la transformation européenne seront un important moteur de croissance. L’immobilier industriel et résidentiel, poussé par un vent arrière structurel, est attractif, tandis qu’une fuite vers la qualité offre des opportunités de modernisation de bureaux en Europe, où de nombreuses villes (par example Paris et Berlin) souffrent d’un manque d’options de premier ordre, favorables aux critères ESG.

Retrouvez l’ensemble de nos articles Business

Recommandé pour vous

A la Une
L’été, laboratoire des nouvelles façons de travailler
Semaine de quatre jours, télétravail depuis la montagne ou la mer, horaires allé…
A la Une
Courbes de taux : le grand écart transatlantique
Par Guillaume Rigeade, Co-directeur de la gestion taux chez Carmignac L’année 20…
A la Une
Muzinich & Co. Weekly Update: La fin du 60 actions / 40 obligations ?
Depuis des années, les investisseurs s’interrogent sur la pertinence du po…
A la Une
Surfer sur la vague de l’IA sans être emporté
Photo: Dr Michael Heldmann © Allianz Par Dr. Michael Heldmann, CIO Equity chez A…
A la Une
Le stress au travail : l’iceberg dans les comptes
Le stress au travail n’est plus seulement une question de bien-être ou de …
A la Une
L’économie helvétique face à ses propres succès
La Suisse entre dans une phase de croissance modérée, portée par ses secteurs de…