La « soviétisation » de l’économie ne fait que repousser l’échéance

La « soviétisation » de l’économie ne fait que repousser l’échéance

2 décembre 2020

2 décembre 2020

Après la période de deuxième vague de contamination et de reconfinement, l’économie mondiale risque d’être plus affaiblie que lors du premier confinement. En effet, à cette époque, les populations avaient toujours espoir que la vie finirait par reprendre son cours. Les commerces et restaurants avaient fermé leurs portes avec la perspective de rouvrir très bientôt. Le monde espérait un tant soit peu qu’il serait en mesure de rattraper le temps perdu à la réouverture des commerces et à la reprise des activités. Mais aujourd’hui, les choses ont pris une tournure différente. Le nouveau confinement ne semble pas suivre une logique précise. Il est difficile de savoir quand tout cela s’arrêtera. Cette situation plonge beaucoup dans l’inquiétude, surtout en ce qui concerne l’économie. L’avenir semble flou. Et tout cela n’augure rien de bon.

Une économie en pleine asphyxie

Avec cette nouvelle vague de contamination suivie du reconfinement, la perspective d’un avenir plein d’espoir vient de voler en éclat. Malheureusement, de tous les secteurs, l’économie est le secteur le plus atteint par la situation. Le monde s’est maintenant tourné vers une économie uniquement substantielle (énergie et aliment).

Au cours de cette pandémie, environ 70 % des PME ont vu leurs chiffres d’affaires chuter considérablement. Si pendant les 12 mois à venir la situation reste la même, c’est environ 55 % des PME européennes qui se dirigent tout droit vers la faillite. Et si cela continue, nous passerons à 77 % des entreprises qui seront au bord de la faillite. Même avec une amélioration de 10 à 30 % d’ici septembre 2021, il y a aura toujours 39 % des PME qui devront fermer. Des statistiques alarmantes qui n’ont plus rien à voir avec la crise de 1929.

Et ces chiffres sont empreints de beaucoup de vérités, puisqu’ils sont issus d’un sondage et non d’une étude macroéconomique. Mais soyons positifs. Si la situation ne s’étend que sur 6 mois au lieu de 12, on se retrouverait avec seulement 11 % des entreprises en faillite. On pourra espérer sortir de cette situation pour reprendre la vie d’antan. Cependant, si la crise perdure, les choses iront de mal en pis pour l’économie mondiale.

Les regards se braquent sur 2021

Beaucoup de personnes espèrent que les gouvernements pourront distribuer de l’argent aux entreprises en faillite afin de limiter les dégâts. Cet argent qui sera directement imprimé par la Banque centrale européenne pourra servir à payer les salariés que la situation a conduits au chômage. Cependant, cette « soviétisation » ne fait que repousser l’inévitable. Avec une telle stratégie, on court même le risque d’une hyperinflation qui ruinerait aussi bien les épargnants que les entreprises.

Tous les regards sont aujourd’hui braqués sur l’année 2021. Alors que le troisième trimestre de l’année 2020 avait montré des signes d’espoirs, le dernier trimestre, lui, marquera un recul économique dans la plupart des pays. Si en 2021 les confinements et déconfinements anarchiques perdurent, la dépression ne tardera pas à s’installer au sein des populations. Et avec la dépression, les faillites connaitront une augmentation exponentielle.

En 2021, l’Union européenne prévoit un PIB de 6,3 % soit 7,4 % pour la France, 5,9 % pour l’Allemagne, 7,0 pour l’Espagne et 6,5 % pour l’Italie. Les recettes fiscales et les budgets ont été préparés en fonction de ces chiffres. Mais aujourd’hui, rien n’est plus sûr, même pour l’UE. Si la pandémie continue sa progression, l’économie mondiale va stagner et on ne tardera pas à s’enfoncer dans la récession. Dans ce cas, avec le taux de faillite d’entreprises déjà enregistré, on pourrait se retrouver face à une crise bancaire massive. La Banque centrale européenne devra augmenter sa production de billets de banque… Mais pour combien de temps ?

Un cataclysme économique et social inévitable

On n’est encore sûr de rien, mais si ce scénario doit suivre son cours, rien ne pourra subsister, pas même le secteur de l’immobilier dont les actifs sont réputés pour être très solides. L’or, quant à lui, pourra toujours garder sa valeur. La fermeture des commerces de proximité qui semblent totalement injustifiés va jouer un grand rôle dans l’avènement du cataclysme économique. La crise économique risque fortement d’engendrer une crise sociale sans précédent.

En 2008, la crise économique avait été directement liée à 548 suicides. Aujourd’hui, c’est plusieurs milliers de suicides qui se profilent à l’horizon. Les prévisions pour l’année 2021 font état de 200 000 emplois perdus et près de 60 000 entreprises en faillite. La banque centrale aura de plus en plus du mal à contrôler la situation. À la fin, il faudra tout recommencer à zéro.

Il est clair que la crise sanitaire est très mal gérée par les gouvernements. D’ailleurs, on a la forte impression que la plupart des gouvernements en profitent pour restreindre toutes les libertés individuelles. Si une solution n’est pas vite trouvée à cette très mauvaise gestion du Covid-19, le monde ne retrouvera jamais le chemin de la croissance. Et ce sera la fin d’une ère de prospérité. Qu’est-ce qui suivra juste après ? L’avenir est plus qu’incertain.

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