Investir : La classe moyenne commencerait-elle à se substituer aux ultras riches ?

Investir : La classe moyenne commencerait-elle à se substituer aux ultras riches ?

3 novembre 2021

Nous attendons toujours de savoir quels seront les effets de la réforme de l’ISF sur les grandes fortunes quant à la répercussion sur leur investissement dans l’économie française. Pendant ce temps, les plateformes de prêt participatif se développent et permettent aux entreprises d’investir. Mais que signifie « investissement dans l’économie » ? Qui sont les acteurs impliqués ? La réponse à ces questions nous amènera à évoquer un système innovant en la matière, qui mérite un peu de précision.

Petit précis d’économie

Afin de comprendre ce que signifie « investissement dans l’économie », il est peut-être nécessaire de savoir qui est concerné. Il s’agit du tissu productif français, qui se compose de 3,82 millions d’entreprises. Elles sont réparties comme suit :

  • 287 grandes entreprises qui représentent 29 % de l’emploi total,
  • 3,67 millions de microentreprises ou MIC, soit 18 % de l’emploi,
  • 5 800 ETI, entreprises de taille intermédiaire, représentant 25 % de l’emploi et
  • 140 000 PME, qui emploient 28 % des salariés.

Quelle que soit sa taille, une entreprise a besoin d’investir à un moment donné, pour pouvoir continuer à produire ou à se développer.

  • Une grande entreprise n’aura souvent pas de problème d’autofinancement.
  • Les ETI et les PME auront plus facilement recours à l’emprunt, lorsque leurs capacités d’autofinancement ne suffiront pas.
  • Les microentreprises, quant à elles, souvent aussi les startups, peinent à obtenir un prêt bancaire, car il leur est demandé des garanties qu’elles ne peuvent pas toujours fournir.

Avec cet éventail d’entreprises et leurs besoins si variés, il paraît évident que les profils d’investisseurs sont eux aussi très différents.

Qui participe à l’activité d’investissement en France ?

Parmi les grandes entreprises figurent des filiales de groupes étrangers. Une partie de l’investissement qui produit de la richesse et de l’emploi sur le sol français, est étranger. Ensuite, les ultra-riches constituent une autre catégorie d’investisseurs. Pour faire face aux taux d’intérêt toujours plus bas, ils ont dû se rendre à l’évidence. Pour maintenir le niveau de leur capital, ils doivent aujourd’hui accepter de prendre des risques.

D’abord impliqués dans l’investissement immobilier, longtemps considéré comme une valeur refuge, ils ont commencé à investir dans les entreprises non cotées, en « private equity ».

Certains, plus aventureux encore, n’hésitent pas à investir dans l’innovation, comme des fintechs ou des plateformes de financement participatif. Intervient alors une troisième grande catégorie d’investisseurs. Il s’agit de la classe moyenne supérieure et de la classe aisée. Également désireux de faire fructifier leur argent, ils ont par ailleurs une éthique et veulent donner un sens à leurs décisions. Cela, dans quelque domaine que ce soit. Ils sont donc attirés par le principe de participation et le fait de pouvoir choisir quels projets ils supportent. Ils se tournent donc vers de nouveaux modèles d’investissement.

Des modèles d’investissement innovants

L’investissement de certains ultra-riches dans la création de plateformes de financement participatif et l’intérêt des classes moyenne supérieure et aisée pour ce financement participatif méritent une explication. Il s’agit de nouveaux modèles innovants d’investissement dans l’économie réelle. C’est un moyen pour les PME, ETI et microentreprise d’accéder à des capitaux propres très rapidement.

Il s’agit de prêts participatifs, ou crowdlending, qui permettent à une entreprise d’emprunter avec un minimum de garanties. L’effet de levier rapide permet de lever des fonds en un mois. Sans vraiment de demande de garanties, le projet soumis à l’investissement peut se voir promettre100 % de financement. Toutefois, le coût est plus élevé que celui d’un emprunt bancaire. Particuliers ou entreprises peuvent investir à travers des plateformes dédiées où le rendement et la durée seront calculés. Notons qu’il y a un risque de ne pas récupérer son investissement, mais il est mesuré par le taux de défaut.

Ce moyen d’investir innovant a le vent en poupe en France. Si bien que de nombreuses plateformes se développent. Mais toutes ne se valent pas. Il est important de choisir une plateforme de crowdlending fiable et qui soit enregistrée à l’ORIAS (Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance).

En conclusion, il apparaît que les ultra-riches et la classe moyenne supérieure participent à l’effort d’investissement de façon égale. On peut dire qu’ils se complètent. Les uns investissent dans la création de plateformes de crowdlending, pour que les autres puissent investir dans les projets proposés par ces plateformes. Chacun à sa façon et à son niveau participe à l’investissement dans l’économie française.

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