Comment l’échec ou la contreperformance s’est imposé comme le quotidien du chef d’entreprise ?

Quel créateur d’entreprise n’a pas entendu dire que l’on apprenait beaucoup des échecs rencontrés ? Seulement, le chef d’entreprise du XXIème siècle n’a plus le temps nécessaire pour prendre le recul nécessaire. Pire, il est contraint de devenir un gestionnaire multitâches, transformation impliquant la multiplication des échecs en tout genre.

Le chef d’entreprise, plus que jamais un chef d’orchestre

Autrefois, le chef d’entreprise se concentrait sur les tâches, qu’il maitrisait parfaitement. Quel que soit son domaine d’activité, il prenait conscience de l’importance de la délégation, conservant un œil sur les différente missions, confiées à un service de son entreprise ou même externalisées auprès d’un tiers.

Si la digitalisation de l’économie, à laquelle aucune entreprise ne peut se soustraire, a simplifié bien des aspects de la création et de la gestion de l’entreprise (et notamment avec les bénéfices de la dématérialisation), elle a imposé aux dirigeants de s’ouvrir à bien d’autres tâches. Sur la Toile, le gérant d’une structure ne peut pas ignorer les bases du marketing, les principes fondateurs d’une bonne communication, les leviers pour booster sa prospection commerciale, …

De la digitalisation de l’économie à la globalisation de la gestion

Désormais, les décisions doivent se prendre en quelques secondes si vous voulez vous adapter aux fluctuations incessantes des attentes des consommateurs. Le marketing colle à la réalité du moment, et vous devez pouvoir prendre une décision en un temps record. Attirer du trafic sur votre site Internet passe, par exemple, par le buzz, qui souffre d’une prise de décision retardée. Vous disposez peut-être toujours d’un conseiller indépendant ou en interne, mais le raccourcissement de ces délais rend sa consultation impossible.

Acquisition de trafic, amélioration du taux de transformation, optimisation de votre stratégie multi-canal, …, vous devez en tant que chef d’entreprise réussir à appréhender chacun de ces aspects de la gestion de votre société. Ce qui autrefois relevait d’une compétence spécifique se retrouve aujourd’hui dans votre champ de compétences. Votre compétence doit bien être globale et vous assurer de pouvoir prendre la bonne décision de manière express.

La performance, une quête soumise aux lois de l’expérimentation

Même si vous connaissez les grandes lignes directrices d’une stratégie marketing efficace ou les fondements d’une politique de fidélisation ambitieuse, vos décisions au quotidien ne peuvent être prises en tenant compte de ces principes, sous peine de devoir reporter votre action et donc de vous faire « distancer » par vos concurrents.

A la quête de l’efficacité, le chef d’entreprise est passé à la quête de la performance, ce qui change tout. L’échelle de valeur n’est plus le moyen ou le long terme mais le très court terme. Une décision prise le matin même pourra être révoquée dans l’après-midi après un essai infructueux. L’échec ou tout du moins la contre-performance s’est imposée comme une nécessité pour toutes les entreprises, cherchant à se développer. Et si on prônait l’apprentissage de ces échecs il y a encore quelques années, c’est désormais un apprentissage impossible, car trop chronophage….

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