Dans un monde post-COVID-19 : Les raisons d’être optimiste

L’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire mondiale du coronavirus qui a fait plus d’un million de victimes. Alors que la course aux vaccins continue et permet de voir le bout du tunnel, une autre crise tout aussi dangereuse se profile à l’horizon : la crise économique. Pourtant, aussi sombre que l’avenir puisse paraître, des spécialistes pensent qu’il y a des raisons de rester optimistes.

Une crise sanitaire moderne

Contrairement à ce qui se dit dans les médias, la crise sanitaire actuelle n’est pas sans précédent. Le monde a déjà survécu à l’épidémie de peste qui avait emporté 45 % de la population mondiale. La grippe espagnole de 1918 avait également fait plus de 50 millions de victimes à travers le monde. Ce qui différencie ces périodes de ce que nous vivons aujourd’hui, c’est tout simplement « l’information ». En effet, nous sommes entrés il y a quelques années dans une ère où l’information prend une place de choix dans les différentes actions et les prises de décisions des dirigeants.

L’information regroupe toutes ces nouvelles qui sont relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux et internationaux. Le confinement mondial est une preuve du rôle joué par « l’information » dans la crise moderne du Covid-19. La preuve, le 31 mars 2020, pour la première fois, le « monde s’est arrêté ». Plus de 41 % de la population mondiale est restée confinée chez elle. Une telle situation ne s’était jamais produite, même en période de guerre.

Pendant la période du confinement, nous avons vu la vie économique connaitre un tel ralentissement qu’elle semblait quasiment arrêtée. Des secteurs entiers ont été touchés. Le transport aérien, l’hôtellerie, le tourisme, la culture, l’aéronautique, l’évènementiel, tout avait été stoppé. Entre février et mars 2020, un violent krach boursier s’est produit avec la chute du prix du baril de pétrole qui avoisinait les 30 dollars US.

Une économie sous perfusion

Malgré la violente crise économique occasionnée par la crise du Covid-19, la situation n’est pas encore devenue ingérable. Pour preuve, le coût du risque dans les hautes sphères bancaires n’a pas connu une évolution significative. Plusieurs raisons peuvent expliquer cet état de choses. En principe, l’évolution des salaires varie en fonction de l’évolution de la courbe du PIB. Or, en France, les salaires ont baissé de 2 %, alors que le PIB du pays a perdu près de 14 points.

En réalité, les différentes mesures de soutien aux entreprises initiées par le gouvernement ont permis d’injecter des centaines de milliards d’euros dans l’économie. De fait, on se retrouve avec tout un système mis sous perfusion. Cependant, les reports d’échéances accordés par les banques ne dureront pas éternellement. Il faudra bien rembourser un jour les PGE (Prêt Garanti par l’État). Conséquence, les prévisions pour 2021 ne sont pas très reluisantes.

 Les économistes les plus pessimistes estiment qu’au printemps 2021, le nombre de chômeurs pourrait passer à 1,2 million. Les tribunaux sont surchargés par toutes ces procédures de cessation d’activités, de dépôt de bilan et de liquidation judiciaire qui finiront surement par ressortir avec du retard.

Mais la réalité est que, quelle que soit l’origine d’une crise, il y aura toujours des gagnants et des perdants. C’est une représentation parfaite du principe de dualité régissant notre monde. Comme on le dit souvent, l’argent ne disparait pas, il change juste de main. Ainsi, de nombreux secteurs peuvent profiter de cette crise pour s’en mettre plein les poches. Il s’agit de secteurs tels que l’agroalimentaire, les télécoms, la santé, les activités en lignes, la logistique, etc.

Une lueur d’espoir

Pour éviter l’effondrement de l’économie mondiale, de nombreuses banques centrales ont lancé des procédures visant à injecter plusieurs milliards dans le système. Cependant, la dette pourrait être annulée si elle n’est pas renouvelée à échéance et si le bilan n’est pas réduit. Pour cela, les banques centrales porteront le montant des aides dans leurs comptes et maintiendront le taux bas pendant encore quelques années. Le secteur du service, l’un des plus touchés durant cette crise, a progressivement repris du poil de la bête depuis le mois de juin.

Pour les économistes les plus optimistes de l’OCDE, le PIB mondial pourrait remonter de 5,2 % au début de l’année 2021, de quoi redonner espoir à tous les investisseurs. Le grand inconnu qui subsiste toutefois concerne la modification du comportement de dépense et d’investissement. Les entreprises peuvent maintenant envisager une révision importante ou un report des différents projets d’investissement et d’embauches. La plupart de ces projets devraient connaitre un aboutissement d’ici 2021.

En ce qui concerne les ménages, les choses sont plus complexes. Beaucoup préfèrent adopter une posture d’attentisme après l’épisode d’épargne forcée générée par les différentes incertitudes nées de la crise. De fait, les Français ont opté pour un autre mode de consommation à travers les achats en ligne. Les populations ont donc pu faire des épargnes conséquentes de leurs revenus. L’économie pourrait donc reprendre son envol dès que la surconsommation reprendra, comme cela fut le cas après la guerre. En attendant, les plus optimistes préfèrent s’accrocher à cette lueur d’espoir.

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